Le musée canadien de la guerre est divisé en quatre principales parties.
- Les Premières Guerres, soit intertribus, coloniales, indépendance américaine. Bref, tout jusqu’à 1885.
- Guerre des Boers et la Première Guerre Mondiale (soit 1885 à 1931)
- La Seconde Guerre Mondiale (1931 à 1945)
- Guerre Froide, maintien de la paix, et les guerres récentes (depuis 1945)
+ la galerie LeBreton (chars d’assaut, etc.)
En trois heures, nous avons eu le temps de faire que les deux premières salles en entier (j’entends par là lire toutes les inscriptions), puis les deux autres ainsi que la galerie très rapidement. Un survol. Ai donc manqué les deux expositions dites spéciales : «Afghanistan : chroniques d’une guerre» et «Épouses de guerre : Portraits d’une époque». Par le fait même, saviez-vous qu’avant 1915 un homme devait demander la permission à sa femme pour partir en guerre?
Un musée avec des installations impressionnantes comme la reproduction d’une tranché dont on se sent oppressé-e, pris-e dans une trappe et impuissant-e, malgré l’absence d’humidité, de cadavres, et j’en passe. Mais aussi d’une maison assiégée par des soldats. Une salle complète de chars d’assauts, de pièces d’artillerie,etc. La véritable limo blindé mercedes de monsieur moustachu (oua, Hitler).
Des faits intéressants.
Une autre conséquence de la seconde guerre mondiale, outre les impôts? : l’heure avancé. Eh oui, car elle permettait une heure de productivité de plus.
On apprend aussi que le droit de vote des femmes qui a été accordé en 1917 était seulement pour celles ayant un lien direct (frère, père, mari, fils) avec un soldat. Deux ans plus tard, la plupart(?) des femmes y ont eu droit.
Que durant la guerre des Boers, il y a plus de morts par cause de maladie que des balles des boers.
Mais aussi que la population était très enthousiasme à la déclaration de la Grande Guerre.
Des citations percutantes.
«On the assumption that a Third World War must escalate to nuclear destruction, I can tell you what the Fourth World War will be fought with -bows and arrows.» – Lord Louis Mountbatten
Et aussi des trucs de la «vie courante» comme Bert the Turtle qui expliquait aux enfants, à la tivi, comment survivre à une explosion nucléaire. Et comment se procurer un dépliant pour construire soi-même son abri nucléaire. Semble-t-il que mon grand-père se l’était fait venir!
Un musée extrèmement intéressant. Dont on reste captifs, sans décrocher du tout.
Mais qui a quand même comme slogan «L’esprit d’un pays, le courage de son peuple».
Qui répète que notre pays s’est construit grâce aux guerres…
Ça m’a refroidi un peu, au début.
Coût : 10$ par adulte. En vaut vraiment la peine.
Musée canadien de la guerre
1, place Vimy
Ottawa, Ontario